Un poste de relevage devient necessaire quand la fosse septique ou le logement se trouvent plus bas que le reseau d'evacuation. La pompe remonte alors les effluents vers le point de rejet ou de traitement.
Quand installe-t-on un poste de relevage ?
- Terrain en contrebas de la voirie ou du reseau collectif,
- Sous-sol amenage (buanderie, salle de bain) sous le niveau d'evacuation,
- Fosse toutes eaux dont la sortie est plus basse que l'epandage,
- Distance importante avec une pente insuffisante pour l'ecoulement gravitaire.
Dans tous ces cas, on interpose un poste de relevage entre la source des eaux usees et le point haut a atteindre.
Reference technique. Pour evacuer les eaux usees d'un point bas (sous-sol, terrain contrebas) vers un reseau situe plus haut, on installe une station et poste de relevage. Le choix de la pompe, du volume tampon et des alarmes de niveau conditionne la fiabilite de l'ouvrage sur le long terme.
Comment le dimensionner
Deux grandeurs commandent le choix : le debit a evacuer (en m3/h) et la hauteur manometrique totale (HMT), c'est-a-dire la hauteur geometrique a franchir augmentee des pertes de charge du refoulement.
| Parametre | Role | Ordre de grandeur (maison) |
|---|---|---|
| Volume de la cuve tampon | Absorber les pointes de debit | 150 - 300 L |
| Debit de la pompe | Evacuer plus vite que l'arrivee | 5 - 15 m3/h |
| HMT | Vaincre hauteur + pertes | 4 - 10 m |
| Granulometrie | Passage des matieres | jusqu'a 40 - 50 mm (vortex) |

Alarmes et entretien
Un poste fiable comporte une alarme de niveau haut et, sur les points critiques, une seconde pompe en secours. L'entretien consiste a verifier les flotteurs, nettoyer la cuve et tester l'alarme une a deux fois par an.
Comment fonctionne un poste de relevage ?
Un poste de relevage est une cuve étanche, enterrée ou hors-sol, dans laquelle arrivent les eaux qui ne peuvent pas s'écouler par gravité : c'est le cas lorsque la sortie de la fosse septique se situe plus bas que la canalisation d'évacuation, ou lorsque le terrain est plat. À l'intérieur, une pompe de relevage commandée par un ou plusieurs flotteurs se déclenche automatiquement dès que le niveau monte, puis refoule l'effluent vers le réseau, l'épandage ou la micro-station située en amont. Dès que le niveau redescend, la pompe s'arrête. Le tout fonctionne en circuit fermé, sans intervention : c'est ce qui rend l'ouvrage indispensable dès que la topographie s'y oppose.
Eaux usées ou eaux vannes : quel poste choisir
On distingue deux grandes familles. Le poste pour eaux usées « grises » (éviers, douche, lave-linge) reçoit peu de matières solides : une pompe vortex avec un passage de 10 à 40 mm suffit. Le poste pour eaux vannes « noires », chargées en matières fécales et lingettes, exige une pompe à roue vortex à fort passage ou, mieux, une pompe dilacératrice qui broie les matières avant de les refouler dans un tuyau de faible diamètre. Sur une fosse septique toutes eaux, c'est presque toujours une pompe à passage libre généreux qu'il faut privilégier, pour éviter les colmatages qui sont la première cause de panne.
Bien choisir la pompe : débit, HMT et passage
Trois paramètres commandent le choix. Le débit (en m³/h) doit absorber les pointes d'usage sans jamais faire déborder la cuve. La HMT (hauteur manométrique totale) additionne la hauteur verticale à franchir et les pertes de charge du refoulement : sous-estimée, elle condamne la pompe à « pédaler » sans jamais évacuer. Le passage de matières, enfin, doit être cohérent avec la nature des effluents. Un dimensionnement sérieux part toujours d'un relevé précis : nombre d'équivalents-habitants, distance et dénivelé jusqu'au point de rejet, diamètre de la conduite. C'est sur ces bases que l'on sélectionne un modèle chez un spécialiste comme Motralec, plutôt que sur le seul critère du prix.
Installation : les points de vigilance
Une pose durable repose sur quelques règles simples mais non négociables : un clapet anti-retour sur le refoulement pour éviter que l'effluent ne redescende dans la cuve, une vanne d'isolement pour intervenir sans vidanger, une ventilation haute qui évacue les gaz de fermentation, et un regard de visite accessible pour l'entretien. La cuve doit être calée sur un lit de sable stabilisé et, en nappe phréatique haute, lestée pour ne pas « flotter ». Le raccordement électrique se fait sur une ligne dédiée et protégée ; un coffret avec report d'alarme est vivement conseillé.
Entretien, pannes courantes et durée de vie
Un poste bien entretenu dépasse facilement dix à quinze ans. L'entretien se résume à peu de choses : contrôler et nettoyer les flotteurs (dont le blocage provoque des démarrages intempestifs ou, au contraire, un débordement), vérifier le clapet, rincer la cuve une à deux fois par an et tester l'alarme. Les pannes les plus fréquentes sont le colmatage de la roue par des lingettes, un flotteur coincé et un condensateur de démarrage fatigué. Un diagnostic rapide et des pièces disponibles évitent l'urgence : mieux vaut une pompe de rechange identifiée à l'avance qu'un débordement un dimanche soir.
Questions fréquentes
Peut-on mettre un poste de relevage après une fosse septique ? Oui, c'est même le cas le plus courant lorsque l'épandage ou le réseau se trouve en contre-haut. Le poste se place en aval de la fosse.
Quelle pompe pour des eaux-vannes ? Une pompe à fort passage ou une dilacératrice ; jamais une pompe de vide-cave classique, qui se boucherait immédiatement.
À quelle fréquence entretenir ? Un contrôle des flotteurs et du clapet tous les six mois, un nettoyage annuel de la cuve.